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Proposition de Loi contre les violences faites aux femmes : Et les enfants ???

Proposition de Loi contre les violences faites aux femmes : Et les enfants ??? Une femme et bien souvent une mère, meure tous les 3 jours en France sous les coups de son conjoint. Selon l'Observatoire national de la délinquance, seulement 10% des femmes déposent plainte si l'auteur est ce conjoint, et 8% s'il s'agit d'un autre membre de la famille.
Ces hommes se servent souvent du droit de visite pour continuer leur violence. Notre association, en union avec la Fédération nationale solidarité femmes demande que la restriction des droits de visite ou d'hébergement du parent auteur de violences conjugales, soit inscrite dans Proposition de loi contre les violences faites aux femmes.
En France, 4 millions d'enfants sont témoins de violences conjugales et 235 000 enfants seraient en danger. Les femmes, les mères se retrouvent devant un choix impossible. Soit, elles respectent le droit de visite avec le risque des violences que cela entraîne, soit, elles éloignent leur enfant, mais deviennent alors des délinquantes aux yeux de la loi ! Trop souvent jaugées, jugées, et coupables, mère castratrice, protectrice ou aliénante…Nous demandons d'autre part que dans les situations de dangerosité, les femmes ne doivent plus être dans l'obligation de donner l'adresse où elles résident avec leurs enfants mais une autre adresse de domiciliation (l'association, la police...). Il est en effet fréquent que les violences (allant jusqu'au meurtre) se poursuivent à l'occasion de l'exercice de l'autorité parentale. L'auteur des coups peut ainsi se rendre au domicile au prétexte de voir ses enfants.Nous sommes aussi choquées de voir la garde des enfants enlevés à la victime par la justice complice, et remis au parent agresseur. Ainsi  Sabrina, que l'on retrouve sous sa tente dans une rue de Toulouse le mois dernier, qui, malgré l'agression au poignard sur sa personne par le père, voit ses enfants, deux ans et 8 MOIS, confiés à la garde du parent agresseur, et elle contrainte à des droit de visite de deux jours par semaine.La priorité des femmes qui ont des enfants et qui quittent une relation abusive est d'assurer le bien-être de leurs enfants. Pour certaines d'entre elles, ceci vient avant leur propre sécurité ou toute autre préoccupation. La loi ne rend pas justice à ces femmes 
Nous vous invitons à nous soutenir, en signant notre pétition ICI
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Désinformation sur la résidence alternée au coeur d'un déjeuner-débat au Sénat

La proposition de Loi Maille Decool vient de faire l'objet d'un déjeuner-débat au Sénat. Elle vise à instaurer une résidence alternée par défaut à laquelle nous nous opposons initiée par des associations de pères vient de faire l'objet d'un déjeuner-débat au Sénat. Alors même qu'un large consensus des spécialistes en santé mentale infantile conditionne la résidence alternée à un certains nombre de critères dont l'âge de l'enfant ou l'entente parentale, les arguments présentés pour défendre ce projet visant à instaurer une résidence alternée par défaut extrêmement dangereuse pour les enfants, sont des contre-vérités. En effet, dans aucun pays au monde la résidence alternée égalitaire n'est imposée par « défaut ».

" La garde alternée par défaut est dangereuse pour les enfants - loi Maille Decoll
Deux députés, Messieurs Richard Maille et Jean-Pierre Decool ont présenté un projet de loi qui veut rendre la résidence alternée égalitaire obligatoire par « défaut », autrement dit dès qu’un père l’exigera et quel que soit l’âge de l’enfant ou le contexte parental. Ce projet de loi initié par des associations de pères vient de faire l’objet d’un déjeuner-débat au Sénat. Alors même qu’un large consensus des spécialistes en santé mentale infantile conditionne la résidence alternée à un certains nombre de critères dont l’âge de l’enfant ou l’entente
parentale, les arguments présentés pour défendre ce projet extrêmement dangereux pour les enfants, sont des contre-vérités.
En effet, dans aucun pays au monde la résidence alternée égalitaire n’est imposée par « défaut ».
La Californie qui fut le premier pays à voter une loi en 1979 avec présomption de résidence alternée égalitaire a du faire marche arrière et amender sa loi en 1994 pour ne plus valider que les résidences alternées demandées conjointement et librement par les deux parents. Dans la majorité des Etats américains, « les tribunaux concluent que la garde partagée n’est pas appropriée quand les parents ne peuvent collaborer » (cf ; Maître Michel Tétrault, congrès de l’Association Québécoise pour la Santé Mentale du Nourrisson (WAIMH) 2007). Dans une étude sociologique de la CNAF, 2008, il est rapporté que le recensement de 2004 aux Etats Unis évaluait le nombre de résidences alternées (pas forcément égalitaires) dans une fourchette de 11 à 17 %.
En Suède, non seulement la résidence alternée égalitaire est minoritaire mais selon le Réseau Judiciaire Européen, la mère a l’autorité parentale exclusive si les parents ne sont pas mariés, sauf accord contraire des parents. Il en est de même au Danemark, Norvège ou Finlande. Au Canada, selon le professeur de psychologie et médiatrice Francine Cyr, la « garde partagée » inclut tous les rythmes comme par exemple la semaine chez un parent et le week end chez l’autre, mais la garde partagée à temps égal ne représente que 2 % des cas.
Enfin, prétendre que les pères participent pour moitié aux tâches familiales est démenti par toutes les études sociologiques : INED 2009, Rapport Tabarot 2008, DREES 2007, CEREQ 2007. Sur la totalité des congés parentaux, presque 99 % sont pris par les mères, 1 % par les pères. Par ailleurs, il est faux d’affirmer que les pères sont aujourd’hui victime d’une justice sexiste.
Sur la totalité des résidences alternées 81 % sont demandées en accord parental. Dans les 20% qui restent, soit le juge l’impose, soit il impose des droits de visites et hébergement élargis. La majorité des pères ne demandent pas de résidence alternée, le plus souvent par respect de leur enfant ou parce que leur agenda ne leur permet pas de prendre en charge un enfant non autonome.
Il est profondément inquiétant que des députés qui sont aussi des législateurs puissent se laisser abuser à ce point et ne fassent aucune vérification des informations qu’ils avancent pourtant, comme justificatifs. Ceci est d’autant plus inexcusable lorsqu’il s’agit de défendre un projet aussi dangereux pour les enfants, alors qu’aujourd’hui – même, nombre de jeunes enfants et parfois très petits, sont déjà soumis par le pouvoir judiciaire à des résidences alternées qui les rendent malades.
Jacqueline Phélip - Présidente de « L’Enfant d’Abord » lenfantdabord.org - Auteure du 'livre noir de la garde alternée' Dunod, 2006 - Contact : association[at]lenfantdabord.org "
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