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Opération Fête des Mères et des enfants 2010 : A vos craies!

Opération Fête des Mères 2010 : Fête des Mères ... et des enfants - A vos craies ! Mamans prisent dans la tourmente des séparations parentales, qui menons, pour certaines, tout au long de l'année des combats terribles, parfois vains, parfois marqués de succès, nous vous proposons qu'à l'occasion de la fête des mères de dire à vos enfants, parfois loin de vous, parfois près, tout votre amour. De les nommer, de leurs prénoms, à la craie, de manière pacifique et tendre sur les murs de nos villes.

Un graffiti dans votre rue, une photo …, envoyez la sur notre album Facebook où ils pourront d'aventure lire leur prénom (ou sur postmaster[at]soslesmamans.com). Pour les mamans qui craignent le dévoilement, les fratries peuvent être "séparées" afin de limiter le risque de reconnaissance, nous sommes des mères, nous y "retrouveront bien nos petits".

A vos craies les mamans…
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"SOS Les Mamans" aux Etats Généraux de la Femme 2010

Quarante ans après la tenue des premiers états généraux de Elle, en 1970, et après sept mois de débats et des rendez-vous dans cinq villes de France où de nombreuses femmes ont pu prendre la parole, ELLE clôture les Etats généraux de la femme 2010, à Sciences Pole 7 mai . Notre association a participé à cet événement majeur.
Les mères au coeur des inégalités, et des pressions...
Les luttes des femmes sont, hélas, toujours d'actualité, et bon nombre d'entre elles ont à mettre en avant, encore et toujours, beaucoup de force et de courage pour gérer des situations parfois difficiles, dés fois dramatiques. Travail à temps partiel subi, salaire inégaux, paupérisation croissante, séparations,… les femmes (et beaucoup d'entre elles sont mères) avancent péniblement dans une société qui les jugent, plus qu'elle ne les soutient.
Des mères de plus en plus fragilisées par le système
Elles représentent 54% des personnes prise en charge avec leurs enfants, par le secours catholique en 2009.
Des mères qui ont du mal à percevoir des pensions alimentaires pour leurs enfants ; selon le Senat, " (..) seulement 15 % des familles monoparentales avec un seul enfant âgé de - de 3 ans en bénéficient, et 41 % pour les familles de deux enfants de + de trois ans. " Il faut savoir que le montant moyen des contributions alimentaires s'élève à 150 euros.
Ce n'est pas pour autant qu'on ne leur a pas demandé de partager leurs allocations familiales dans le cadre d'une séparation parentale (en cas de garde alternée) comme d'ailleurs leur bonification retraite au titre de la maternité, pour pallier à une " discrimination " homme/femme, alors qu'on sait qu'aujourd'hui les femmes (qui touchent une retraite) touchent 60% de la retraite moyenne des hommes, et que parmi les retraités qui touchent moins de 500 euros par mois, 83% sont des femmes.
Des discriminations qui ne sautent visiblement pas aux yeux de la Halde !
Des mères de plus en plus séparées aussi...
Dans les années 60 un couple sur 10 divorçait, aujourd'hui c'est un sur trois, et un sur deux dans les grandes villes. Cette donne a profondément changé le cadre de la famille avec son cortège de souffrances dans tous les cas, et de procédure judiciaires dans bien des cas. C'est le constat que nous faisons, aux prises tous les jours aux appels de mamans dans des situations de violences, de harcèlement, de danger, qui n'arrivent plus à protéger leurs enfants parfois.
Une femme et bien souvent une mère, meure tous les 3 jours en France sous les coups de son conjoint. Selon l'Observatoire national de la délinquance, seulement 10% des femmes déposent plainte si l'auteur est ce conjoint, et 8% s'il s'agit d'un autre membre de la famille,
* Ainsi Tanja cette jeune mère de 26 ans assassinée par son ex mari, malgré les 11 mains courantes déposées au commissariat, elle laisse un fils de 18 mois.
* Aynur, victime de violences conjugales qui se réfugie auprès d'une association avec ses enfants, à l'insu de son mari, et qui, en première audience, est condamnée à 3 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Dunkerque et 800 euros de dommages-intérêts pour ne pas avoir communiqué au père sa nouvelle adresse.
* Ou encore Sabrina, que l'on retrouve sous sa tente dans une rue de Toulouse le mois dernier, qui, malgré l'agression au poignard sur sa personne par le père, voit ses enfants, deux ans et 8 MOIS, confiés à la garde du parent agresseur, et elle contrainte à des droit de visite de deux jours par semaine.
Il faut savoir que la justice familiale ne prend pas en compte les violences conjugales (deux procédures différentes), et ces violences perdurent à l'occasion de l'exercice de l'autorité parentale.
En France, 4 millions d'enfants sont témoins de violences conjugales et 235 000 enfants seraient en danger. Les femmes, les mères se retrouvent devant un choix impossible. Soit, elles respectent le droit de visite avec le risque des violences que cela entraîne, soit, elles éloignent leur enfant, mais deviennent alors des délinquantes aux yeux de la loi !
Nous rejoignons dans sa demande, la Fédération nationale solidarité femmes, et sa représentante Françoise Brié, qui souhaite que la loi contre la violence faite aux femmes aille plus loin, et revoie de fait l'autorité parentale d'un parent agressif.
Enfin si l'IVG fait couler beaucoup d'encre dans les mobilisations féministes, les mères séparées elles, craignent plutôt l'EGV.
L'éloignement Géographique Volontaire, encore un " concept à charge" pour des mères, déjà taxées de fusionnelles, voire d'aliénante, qui fait que les femmes peuvent très facilement perdre la garde de leur(s) enfant(s) pour un éloignement géographique dû à la recherche d'un emploi ou d'une mutation professionnelle.
De la précarité en plus à gérer, ou le retour du patriarcat ?
En savoir plus : http://www.elle.fr/elle/Societe/La-parole-aux-femmes
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"Non" à l'imposition d'une résidence alternée par défaut pour les enfants de parents séparés (Proposition de Loi Maillé Decool)

NON à l'imposition d'une résidence alternée pour les enfants de parents séparés par défaut ! (Proposition de loi des députés Richard Mallié et Jean-Pierre Decool) Connaissant la réalité du terrain comme la souffrance de certains enfants mis en " alternance " sans considération d'âge, de distance des foyers ou de contexte familial violent. Considérant le refus de tenir compte de l'investissement et la prise en charge des enfants, par le parent demandeur AVANT la séparation. Sans oublier les très graves conséquences d'une mise en place de garde alternée forcée par la justice, en cas de violences familiales ou de maltraitances sur les enfants, nous sommes fondées à nous demander si " l'intérêt supérieur de l'enfant " est bien l'enjeu majeur de ce type de demande.
Nous, mamans et citoyennes, sommes tout a fait opposées à ce que la loi aille plus loin, à la seule demande d'associations de défense des droits des pères séparés !
Les modes de garde proposés aux familles doivent respecter ces principes les libertés individuelles. Nous sommes donc hostiles à ce qu'une formule précise d'hébergement, quelle qu'elle soit, apparaisse un jour dans un texte de loi comme la règle de base par rapport à toutes les autres. Cela nous semblerait une ingérence excessive de l'Etat dans le privé des familles, basée sur un doute et une méfiance quant à la capacité des parents à veiller sainement sur leurs enfants ... Signez la pétition " Garde alternée : pas de consécration sans limite ! "
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Faire respecter le droit des mères à communiquer avec leur enfant

Faire respecter les droits des mères à communiquer avec leur enfant notamment lorsqu'il est confié à leur père ( en particulier vis-à-vis des pères qui interdisent tout contact avec la mère sous prétexte d' " alienation parentale " ou de " fusion avec l'enfant ") ou tout autre tiers, et faire respecter ainsi l'article 9 de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant qui reconnaît à l'enfant séparé de ses deux parents ou de l'un d'eux aux enfants le droit fondamental " d'entretenir régulièrement des relations personnelles et des contacts directs avec ses deux parents, sauf si cela est contraire à l'intérêt supérieur de l'enfant."
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A Toulouse, Sabrina ne lève pas le camp : SOS Les Mamans soutient son combat pour récupérer ses enfants

SOS LES MAMANS soutient le combat engagé par Sabrina à Toulouse pour récupérer ses enfants.

Violentée et poignardée par son ex mari, cette jeune maman de 25 ans voit ses enfants de deux ans et 8 MOIS lui être retirés et confiés à la garde totale au parent violent. On la retrouve sur un trottoir de Toulouse déterminée à dénoncer l'injustice, et punie pour sa " rébellion " que la justice n'apprécie visiblement pas. SOS les MAMANS soutient le combat de Sabrina. Cohérente et très déterminée, Sabrina a décidé de rester dans la rue tant que la justice ne l'écoutera pas : " Je me suis fait piéger et me suis retrouvé séparée de mes deux enfants, sous prétexte que j'étais folle et donc dans l'incapacité de les prendre en charge ". Après avoir subi plusieurs violences, (le procès-verbal accroché sur le panneau en fait foi) Sabrina, campe depuis une semaine devant le centre de l'Aide et protection des familles. "Je suis prête à mourir ici pour récupérer mes enfants.

Voici les extraits du Journal La Dépêche qui relayent le combat courageux de cette jeune maman.
" Sabrina ne lève pas le camp, elle veut récupérer ses enfants.
Sa tente légère n'a pas bougé. Sa détermination non plus. Depuis une semaine, Sabrina, 25 ans, campe boulevard Delacourtie, quartier Saint-Michel, devant le centre de l'Aide et protection des familles (lire notre édition du 12 mars). " Je suis prête à mourir ici pour récupérer mes enfants. Je ne rentrerai dans mon appartement que quand ils seront avec moi ", affirme la jeune femme.
Séparée, par décision de justice, de ses deux enfants âgés de huit mois et deux ans et quatre mois, Sabrina veut se faire entendre. " Mon mari, avec qui une procédure de divorce est en cours, m'a battue. J'ai affiché le procès-verbal qui en atteste. Je veux que justice soit faite correctement ", souligne cette dernière qui a démissionné de son travail d'agent d'entretien en milieu hospitalier pour pourvoir satisfaire son droit de visite de deux jours par semaine. Sabrina a reçu le soutien d'habitants du quartier, venus lui proposer à manger et à boire, et celui d'anciens voisins et amis, comme Inès. "Il faut l'aider. Elle a besoin de retrouver ses enfants et de reprendre une vie normale ".
L'APIAF (Association promotion initiatives autonomes des femmes) l'a également contactée. " Malheureusement, c'est une situation qu'on connaît : de nombreuses femmes voient leurs droits bafoués parce qu'on ne comprend pas la violence conjugale. Elles sont alors prêtes à se mettre dans des situations désespérées pour se faire entendre ", explique-t-on dans cette association de la rue de L'Étoile.
Sabrina, qui a obtenu un rendez-vous avec le juge des enfants le 8 avril, prévoit d'organiser un rassemblement devant son campement dimanche à 14 heures."
Credit photos : La depeche
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